Le Genre et l’âge p.41 du livre sur  »Le Syndrome des Inondations au Sénégal ». Ilustration par des photos et un film réalisé le 22 octobre 2011, près du Bassin à Wakhinane, Bordures de l’Etage Madialé

Le genre et l’âge sont des questions incontournables qui reviennent dans l’analyse du comportement des victimes en cas d’inondation. Il ne s’agit pas d’un mimétisme, mais ici, la bataille pour l’équité est en défaveur de la gent féminine. L’eau est un élément discriminant du genre au Sénégal. C’est surtout par les travaux, parfois longs et rudes que les attributions, depuis des temps immémoriaux, ont été sociologiquement conférées aux femmes. Sur le bord de mer, une certaine classification, par le genre et les activités exercées, est bien visible.

Par rapport au niveau atteint par les eaux stagnantes, les enfants d’un certain âge doivent bénéficier d’une protection particulière. Dès que les eaux commencent à stagner et postérieurement ‘’au pompage’’  et à l’évacuation dans certains  sites, surtout dans le contexte de l’édification des bassins de rétention (plus tard apparaît le terme déversoirs utilisé par le Groupement des Sapeurs Pompiers) des eaux qui sont déviées dans les bas-fonds inoccupés (noyades, lieux qui favorisent le développement des germes et maladies  mortelles), des mesures sécuritaires doivent êtres prises. La cohabitation avec une étendue d’eau est souvent observée et dans certains cas on note que les victimes sont restées avec les eaux ou dans les eaux.

Elles développent des stratégies incroyables de cohabitation avec ces eaux. Par exemple, les terrasses des maisons sont littéralement occupées et le bas laissé aux eaux pendant un laps de temps qui peut durer quelques jours à quelques mois, et dramatiquement pendant des années, il y a des populations qui vivent suivant ce rythme.

 


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