Espace urbain

THEME 1: Espace urbain
Un espace urbain est, selon la définition de l’Insee, un ensemble continu formé par des aires urbaines et par les communes dont au moins 40 % de la population active résidente travaille dans l’une ou l’autre de ces aires urbaines ; ces communes sont dites multi polarisées.
L’espace urbain est: l’espace intérieur d’une agglomération (ville) opposé l’espace rural, L’espace extérieur aux bâtiments de l’agglomération, opposé à l’espace qui leur est intérieur.
Ses composants les plus caractéristiques sont la place, la placette, le boulevard, la rue, ruelle, avenue, cours, mail, passage, square… L’espace urbain est un espace délimité, ayant sa forme, son enveloppe matérielle ou fictive. L’espace urbain se distingue d’autres espaces à cause de l’importance actuelle de l’urbanisation dans le monde développé ainsi que dans le Tiers-Monde. Le trait essentiel de l’espace urbain est la concentration de la population et l’impact psychologique de cette densité. L’urbain est tout ce qui relève de la ville (voirie, transport, habitat, travaux d’urbanisme…).
            Un espace urbain est donc une ville, ou du moins une importante agglomération d’habitations  et fortement peuplée, qui concentre la plupart des grandes activités humaines (commerce, industries, éducation, culture, politique, activités industrielles entre autres).
Il existe des types très différents de ville selon le pays, la culture ou encore les conditions de vie. Malheureusement, les espaces urbains prenant de plus en plus de place,
la nature recule (au sens physiographique : végétation et autres paysages d’eau comme les lacs). L’espace urbain se caractérise aussi par la densité de ses constructions qui fonctionne de pair avec une démographie de plus en plus croissante. Afin de répondre à l’accroissement du nombre de citadins, les bâtiments se sont multipliés sur des espaces déjà comptés et se sont essentiellement développés en hauteur.
Par exemple, l’Afrique est à l’heure actuelle le deuxième continent le plus peuplé au monde, après le contient asiatique qui regroupe la Chine et l’Inde. Paradoxalement, il s’agit du continent le plus rural et simultanément celui qui s’urbanise le plus vite. Le fait urbain est donc un élément primordial pour ce continent.
La ville, en Afrique, c’est là où tout se passe pour les plus grandes d’entre elles. On peut dire la dimension comme hyperonyme reste à revisiter.
On parle alors d’agglomération on assiste à une concentration des fonctions économiques, politiques et administratives et autres.
Le continent africain est confronté à un fort taux d’accroissement de sa population citadine. L’Afrique compte une population totale de près de 850 millions d’habitants dont les trois quarts sont issues des villes.
 Cette importante urbanisation a des avantages et des inconvénients. Les pouvoirs publics ont donc une nécessité de bien gérer l’espace urbain dans les difficultés qu’il peut amener  (vétusté des habitats, pollution, déchets, Insécurité..).
  Dans la plupart des villes africaines, notamment celles du Sahel, la crise qui est due au déficit pluviométrique a des incidences économiques, sociales et politiques multiformes. L’une des incidences symboliques est illustrée par la décomposition structurelle du tissu de l’habitat. L’habitat subit une recomposition qui tend vers l’inversion des modes relationnels entre l’urbain et le rural. Des statistiques indiquent des pics de mutation de communautés fortement rurales qui vont passer à des groupes sociaux qui appartiennent aux sociétés urbaines. Le caractère abrupt de cette évolution ne permet pas d’enregistrer et de comprendre la réalité du produit qu’est la ville nouvelle. Au point de vue du nombre d’habitants rapporté aux espaces occupés, les densités ramènent un désordre, tant les standards sont dépassés. Quant à la qualité des équipements, et à la satisfaction des besoins en espace de vie, de production, la demande ne peut être satisfaite. Les sites qui sont conquis pour vivre ne sont pas viables pour la plupart dans le sens de la naissance des agglomérations de périphérie. Au défaut de viabilisation s’ajoute le déficit d’alimentation en eau et de connexion au réseau électrique et aujourd’hui aux autres réseaux surtout de télécommunication qui font en partie le développement par la résorption des distances (opérée par le Web). Des sites en porte-à-faux avec les normes de décence vont être envahis par la seconde phase de modifications des changements climatiques. En fait, des lits asséchés de cours d’eau, des sites en dépression sont colonisés et le surplus en eau ne pouvant être évacué, l’électricité est fournie par des motopompes pour évacuer l’eau. Ce volet hydraulique d’urgence montre que l’eau rejetée de manière aléatoire est un gâchis. Cela démontre aussi du manque de programme et du manque d’initiative en termes de réponses en vue de faire face à une catastrophe. Les réponses doivent être imbriquées au contexte de crise économique, social. En l’absence de solutions durables  réfléchies et bien exécutées cela peut déboucher sur des bouleversements politiques inédits.


[1] RIALLAND C. J., 2003 : Initiation à la géographie : Devenir géographe, les Presses de France Quercy à Cahors, Paris, cedex 13,
[2] Code de l’eau n° 81-13 du 4 mars 1981

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